M.Leiris- la parole entre objectivité-subjectivité

 

Un seul homme peut prétendre avoir  quelque connaissance de la vie dans ce qui fait sa substance, le poète; parce qu’il se tient au cœur du drame qui se joue entre ces deux poles: objectivité – subjectivité;
parce qu’il les exprimes à sa manière qui est le déchirement, dont il se nourrit quant à lui-même et dont, quant au monde, il est le porte-venin ou, si l’on veut, porte-parole.

Michel Leiris, L’Afrique fantôme, 17 mai 1932, Paris, Rééd Gallimard Coll. Tel, 1988